Yaacov Agam (Israël, 1928)

Yaacov Agam, artiste israélien de renommée internationale, est l'un des pères fondateurs de l'art cinétique et optique à Paris dans les années 1950.
Il a introduit dans l’art la quatrième dimension, celle du temps allié au mouvement. Ses oeuvres sculptées ou peintes, toujours en devenir, privilégient la forme et la couleur vive en mouvement, sur le statique et le figé et associent le spectateur à l’oeuvre de la création. Il crée également l’Agamographe, tableau changeant selon l’angle de vue du regardeur.
À partir des années 70, il réalise de nombreuses œuvres cinétiques environnementales et monumentales.

Biographie

La première exposition personnelle de Yaacov Agam en 1953 à la galerie Craven est en même temps la première exposition cinétique de l’histoire de l’art. Établi à Paris à partir de cette date, il rencontre alors les artistes Brancusi, Fernand Léger, Auguste Herbin, André Breton et Max Ernst. Le mouvement et le Temps sont au centre de son oeuvre.

Sa renommée internationale s’accroît pendant les années 1960 : en 1965 il est à la Kunsthalle de Berne pour l’exposition « Lumière et Mouvement » puis à New York pour « The Responsive Eye » au Museum of Modern Art (MOMA).

À partir des années 1970, Agam réalise de nombreuses oeuvres cinétiques environnementales et monumentales, plus particulièrement pour la Faculté des Sciences à Montpellier et le Salon Agam, un salon cinétique pour le Président Pompidou au Palais de l’Elysée - exposé au Centre Georges Pompidou. En 1988, il crée la Fontaine Monumentale de la Défense, intégrant sculpture, lumière et orchestration musicale de jets d’eau.

Au début des années 1980, il se met à utiliser les instruments de la technologie moderne et plus particulièrement l’ordinateur, diffusant sur plusieurs écrans de télévision ses oeuvres qui se renouvellent constamment grâce à la mobilité de l’image électronique. De nombreuses expositions lui sont alors consacrées aux Etats Unis et au Japon.

Esprit fertile dans divers domaines, Agam s’est particulièrement intéressé à la pédagogie et a développé toute une méthode d’éducation du regard qui a reçu en 1996 le Prix Comenius de l’Unesco pour l’invention pédagogique la plus novatrice. Son programme est implanté dans de nombreux jardins d’enfants par l’Éducation Nationale, ainsi que l’Institut de Science Weizman. A travers une véritable grammaire visuelle, cette méthode contribue au développement de la pensée non verbale.