Walter Strack (France/Suisse, 1936)


Artiste géométrique abstrait dont les tableaux-reliefs assemblent des rectangles de façon décalée et jouent ainsi avec les variations de trois couleurs monochromes : rouge, bleu et gris

Biographie

Walter Strack est né en France de parents suisses en 1936. Il fit ses études à la Kunstgewerbschule de Zurich (où Yaacov Agam avait fait ses études lui aussi) sous la direction de Johannes Iten. La galerie Kiki de Zurich lui offre sa première exposition à l’âge de 21 ans. Son premier style tachiste est influencé par la peinture américaine. Après la guerre, il s’installe à Paris où il est remarqué en 1961 par la galerie américaine Neufville dans laquelle il expose ses oeuvres aux côtes de celles d’Ellsworth Kelly et Joan Mitchell.

Puis, attiré par le pop art, il change de style au milieu des années soixante et crée des peintures de silhouettes de femmes rayées en oblique aux couleurs très vives. En 1966, il représente la Suisse à la XVII Mostra Internazionale d’Arte « Premio del Fiorino » à Florence.

A la fin des années soixante, il abandonne les silhouettes de femmes pour se diriger vers la peinture construite géométrique. Des carrés avec d’infimes décalages occupent et animent la toile avec une impression de mouvement. Depuis 1997, les oeuvres de Strack sont composées d’éléments accolés et légèrement décalés appelés des « tableaux-reliefs ».

Sans être rigoureusement mathématiques, ses élans spontanés le conduisent à regrouper les éléments décalés pour parvenir à l’équilibre. Ce procédé est plutôt inusuel pour un constructiviste, mais cela lui permet d’octroyer une certaine poésie à ses oeuvres. Il connaît l’art d’assembler les éléments en une subtile chorégraphie. Le bleu et le rouge conjurent une ambiance toute particulière. Le gris pour le ton noble et la gravité. Ces trois couleurs sont désormais celles qu’il utilise exclusivement dans ses oeuvres.