Matilde Perez (Chili, 1920)


L'artiste utilise le bois, l'acrylique, le fer, la lumière et le collage pour construire des combinaisons d'unités géométriques qui provoquent des vibrations optiques.

Biographie

Née au Chili en 1920, Son cursus artistique débute en 1938 lorsqu’elle expose au salon national des Beaux Arts, recevant la mention honorable et le prix Paul Caulier alors qu’elle n’a que 18 ans. Après la fin de la seconde guerre mondiale, le Chili s’ouvre pour la première fois aux tendances artistiques contemporaines internationales. Matilde Perez se tourne au même moment vers la peinture murale et passe d’une peinture figurative intimiste sur chevalet à une peinture géométrique de grande dimension.

En 1957, elle rencontre à Paris les acteurs du mouvement cinétique et géométrique abstrait Vasarely et Le Parc pour intégrer la seconde vague artistique de ce courant. De retour à Santiago, elle utilise le bois, l’acrylique, le fer, des ampoules et des programmes lumineux pour mettre en cause l’avant-garde chilienne au sein du groupe artistique moderne « Rectangulo ». Les années soixante voient son geste se radicaliser grâce au collage et à l’usage de nouveaux matériaux dans la veine du néo-constructivisme.

Les combinaisons mathématiques d’unités géométriques parachèvent son exploration des problématiques de perception visuelle, usant des vibrations optiques proches de celles de Vasarely. Elle expérimente également les possibilités des objets en trois dimensions auxquels elle intègre des circuits électriques et des moteurs afin d’ajouter un mouvement réel à l’oeuvre.

Enfin, ses réalisations architecturales au sein de l’espace urbain et l’utilisation systématique de la reproduction sérigraphique afin de diffuser son oeuvre finissent d’intégrer Matilde Perez dans le petit groupe des artistes cinétiques sud-américains qui se sont distingués grâce à leurs investigations profondes dans le domaine de l’art optique.