Joao Galvao (Brésil, 1941)

Joao Galvao, artiste brésilien, étudie à l’Ecole Nationale des Beaux-arts du Brésil, puis s’installe à Paris en 1967 pour suivre des études de sociologie de l’art.
Il travaille le bois de son pays, qu’il laisse brut ou qu’il peint de couleurs très vives et en fait des modules tantôt ronds, tantôt cubiques, où se creusent des cavités, des entailles. La juxtaposition de ces formes géométriques se fait dans un ordre de plus en plus complexe à mesure que son oeuvre se développe.

Biographie

Né au Brésil en 1941, Joao Carlos Galvao commence ses premières études en peintures en 1951. Il étudie à l’Ecole Nationale des Beaux Arts à l’Université du Brésil entre 1964 et 1966, avant de s’installer quelques années à Paris pour suivre des études de sociologie de l’art sous la direction de Jean Cassou. Entre 1966 et 1970, il y fréquente les ateliers de Sergio de Camargo, Antonio Asis, Victor Vasarely et Yvaral. Sa première exposition individuelle se tient à Rio de Janeiro en 1972. Il exposera par la suite à plusieurs reprises avec les artistes cinétiques à Paris ainsi qu’avec le groupe MADI.

Galvao sculpte le bois, de préférence celui qui provient de son pays d’origine. Il en fait des reliefs et parfois des sculptures en pied assimilées à des totems. L’oeil du spectateur doit appréhender ces reliefs sous tous leurs angles, angles qui s’enchevêtrent et se superposent en un mouvement sinueux étonnant. Entre les modules tantôt ronds, tantôt cubiques, se creuse des cavités, des entailles, des rainures tridimensionnelles. Les formes très denses semblent se multiplier sous nos yeux et surgir depuis l’arrière de l’oeuvre.

L’artiste modèle ses éléments en forme concave ou convexe, mais également en forme de disques. Le bois et la peinture acrylique donnent un rendu parfaitement lisse qui invite au toucher. La juxtaposition de ses petites pièces se fait dans un ordre de plus en plus chaotique à mesure que les années passent et que son oeuvre se développe. Après les premiers assemblages de bois, structures à répétition rigoureusement construites, se succèdent des reliefs plus intuitifs, empreints d’une certaine émotion qui corrige la règle géométrique stricte. L’artiste a également une petite production de peintures sur toile et de fresques toujours géométriques qui tendent également vers un certain lyrisme.